Au sein de certaines familles, les conflits sont tellement importants que des grands-parents se retrouvent privés de leurs petits-enfants. Pourtant, l’existence de cette relation personnelle est inscrite dans la loi. Je vous parle de cela aujourd’hui suite à une réflexion de mon fils Robin hier soir. Il a été très peiné et touché d’apprendre que son meilleur ami Arthur ne voyait jamais ses grands-parents paternels. Cela m’a donc amené à me renseigner sur le sujet. Il est vrai que pour mes deux enfants, la relation avec leurs grands-parents est très importante. Ma femme et moi mettons un point d’honneur à leur confier souvent les enfants. Cette transmission générationnelle est tellement gratifiante pour les enfants comme pour les grands-parents que jamais nous ne les priverons de ce lien.

Et pourtant, parfois, les conflits, les difficultés et les drames familiaux font que des familles éclatent et arrivent par se détester. De nombreux grands-parents doivent l’ignorer mais la loi les protège dans certains cas et ils peuvent demander un droit de visite. Alors dans les faits, comment cela se passe ?

Que dit la loi ?

Selon l’article 371-4 du Code civil, chaque enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses grands-parents, sauf si cela s’avère contraire à ses intérêts. Les grands-parents privés de contact avec leurs petits-enfants peuvent donc demander à ce que leur soit reconnu un droit de visite voire un droit d’hébergement. Un droit de correspondance (lettre, téléphone…) peut également être demandé.

Les rencontres peuvent ainsi être effectuées au domicile des parents, des grands-parents ou dans un lieu médiatisé, parfois en présence d’un psychologue.

Avant de franchir le cap de la demande au tribunal, il est conseillé de passer par la médiation familale pour désamorcer le conflit.

Faire appel à un médiateur familial

Pour ne pas envenimer la situation, mieux vaut recourir aux services d’un médiateur familial avant d’engager une procédure lourde au tribunal.

Ce dernier est un tiers indépendant, qualifié et surtout, impartial. La médiation peut vous aider à trouver un accord à l’amiable et faire des compromis, acceptables par les deux parties. Une fois cet accord trouvé, il est validé par un juge des affaires familiales. Une manière de lui conférer la même valeur juridique qu’un jugement.

Si la médiation familiale est payante, vous pouvez tout de même demander la prise en charge d’une partie (ou de la totalité) des frais dans le cadre de l’aide juridictionnelle.

Avez-vous déjà eu recours à cette médiation familiale ? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience dans les commentaires…